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Lieu
SALLE DES CHAUFFERIE DE L'UQAM Local CO-R700, 175, Président-Kennedy, Montréal, QC, Canada

Joignez-vous à nous le 17 novembre pour une soirée de célébration des
luttes autochtones pour la défense du territoire avec Toghestiy, chef
héréditaire du Clan Likhts'amisyu des Wet'suwet'en,  Shannon Chief de la
Nation Algonquine du Bassin-Versant de la Rivière des Outaouais
(NABRO), Felipe Uncacia, délégué des autorités traditionnelles du peuple
U'wa (Colombie),  Natasha Kanapé Fontaine, poète et militante Innu et
André Pikutelekan, Innu traditionaliste de Pessamit ….et les vidéos
documentaires de subMedia.tv.

17 NOVEMBRE 18H À LA SALLE DES CHAUFFERIE DE L'UQAM
Local CO-R700 du pavillon Cœur des sciences au 175,  Président-Kennedy

* Événement trilingue avec traduction vers le français, l'anglais et
l'espagnol
* Salle accessible pour les fauteuil roulants
* Service de garderie gratuit sur demande, contactez: info (a) pasc.ca
* Pour toute question d'accessibilité ou discuter de votre sécurité
pendant l'événement, n'hésitez pas à contacter : maude (a) pasc.ca

> Un évènement du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC),
membre du GRIP-UQAM en collaboration avec subMedia.tv et le Cerle des
premières nations de l'UQAM. <

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/828942673892978/


À PROPOS DES INVITÉ-E-S :

 *Toghestiy, défenseur de la terre  grassroots et traditionaliste*, est
un chef héréditaire du Clan Likhts'amisyu des Wet'suwet'en. Il a vécu
sur la ligne de front pendant 5 ans et demi. Il débute actuellement la
fondation d'un nouveau camp Wet'suwet'en sur la ligne de front des
pipelines (Frontline Camp) appelé le Likhts'amisyu Stronghold. Situé sur
le territoire traditionnel de son peuple, ce nouveau camp veut empêcher
les travaux de construction de débuter et les pipelines de voir le jour.
Toghestiy travaille à la mise sur pieds d'un réseau de solidarité
autochtone intitulé « Frontline Alliance des peuples autochtones ».
Cette Alliance rejoint les personnes autochtones traditionnelles /
héréditaires qui utilisent des modes d'action grassroots pour lutter
contre le développement de leur territoire.

*Shannon Chief de la Nation Algonquine du Bassin-Versant de la Rivière
des Outaouais  (NABRO)* et l'une des 13 membres du comité à but non
lucratif de NABRO (ANORW de son sigle en anglais) qui a vu le jour dans
le but de mettre sur papier les principes de gouvernance traditionnelle
de leur nation, étroitement guidé par leurs Anciens. Cette initiative
découle du camp d'action de 2014 où a été  désapprouvé le fait que les
autorités officielles n'aient pas fait sienne l'exigence de cesser les
coupes massives  pour protéger le territoire ancestral. La nation
Anishnabe est également confrontée aux défis environnementaux provoqués
par les projets miniers, lesquels menacent sur le long terme les eaux,
les terrains de chasse, les sources de médecines, les sites culturels /
sacrés et mettent en danger les animaux qui se retrouvent sans aucun
sanctuaires pour se refugier. Shannon Chief est également membre du
Original Peoples Caucus, un comité national orienté vers le leadership
autochtones des forums sociaux des peuples.

*Felipe Uncacia, délégué des autorités traditionnelles du peuple U'wa
(Colombie,  Amérique du Sud)*  participe à la défense du territoire face
aux menaces des entreprises qui en convoitent les richesses. Aujourd'hui
traversée par un oléoduc, une partie des terres ancestrales U'wa est
ravagée par les projets d'extraction des hydrocarbures menés par les
transnationales EQUION et Oxy. Les communautés redoutent également les
récentes concessions offertes par l'État pour la construction de
centrales hydroélectriques. Dans le contexte de la Colombie, ces
différents projets extractifs s'accompagnent d'une militarisation du
territoire participant au génocide autochtone.

*André Pikutelekan est un Innu traditionaliste de Pessamit*. Pour être
en accord avec ses croyances spirituelles, il a décidé de militer pour
l'environnement et de conscientiser les Premières Nations de la dérive
culturelle et politique dont ils sont victimes.

La Poétique de la parole se développe au fur et à mesure des rencontres
et des voyages que parvient à faire *Natasha Kanapé Fontaine, Innu
originaire de Pessamit. Devenue poète et militante en 2012*, forgée par
des événements tels que les blocus sur la route 138 par des femmes
Innues de la Côte-Nord, sa propre quête identitaire dans les arts
visuels et le mouvement Idle No More, la jeune femme est devenue au fil
du temps une femme de parole. Ayant comme outil le slam et la poésie,
elle est vite publiée par la maison d’éditions Mémoire d’encrier, fondée
par le poète haïtien Rodney Saint-Éloi (deux recueils de poèmes salués
par la critique), ce qui fera croître ses visites dans de nombreuses
villes et communautés de partout au Québec. Son parcours invraisemblable
est tel qu’à 24 ans, la jeune poétesse a traversé le Québec du Nord au
Sud, le Canada et six autres pays (en 10 mois!) pour y lire ses poèmes,
porter ses idées ainsi que ses réflexions sur les peuples des Premières
Nations du Canada et d’Amérique du Nord. Elle a développé dans une
résidence d’écriture en avril 2015 la notion philosophique de la
Poétique de la Relation au Territoire, inspirée par Édouard Glissant,
poète martiniquais et Taiaiake Alfred, penseur et professeur Mohawk à
l’Université de Victoria.

/// Vidéos de subMedia.tv qui seront présentés \\\

&&  Kahsatstenhsera: Indigenous Resistance to Tar Sands Pipelines
portant sur les réistances autochtones aux projets de l'oléoduc Énergie
Est et de la
Ligne 9 et aux sables bitumineux.

&&  “Unist’ot’en Action camp” sur l'opposition des Wet'suwet'en au
passage de pipelines sur leurs terres (Colombie-Britannique).

&&  «Showdown-at-highway-134 » sur le blocage des Mi'gmaq contre
l'extraction de gaz de schiste (Elsipotlog, New-Brunswick,2014)