Loi sur les terres du gouvernement Santos : Quand le vol de terres se légalise
La Piedra, no.8, été 2011.
La Piedra, no.8, été 2011.
L'audace avec laquelle le gérant d'une société multinationale d'un pays qui prétend fournir une aide humanitaire à la Colombie, [le Canada] déclare qu’un village colombien doit être détruit parce que sa compagnie a besoin de l'or qui s'y trouve rappelle celle avec laquelle les États-Unis, cent ans plus tôt, ont pris possession du Canal de Panama parce qu'ils en avaient besoin, à la différence prêt que le Panama existe toujours alors que Marmato disparaîtra.1
La Piedra, no. 8, été 2011
La Piedra, no. 8, été 2011.
« La spoliation de la terre s’installe, [en même temps que] l’investissement étranger se renforce, notamment dans l’industrie minière et la culture de la palme africaine, causes directes de déplacements forcés. Approximativement 32 % des 280 000 personnes déplacées qui se sont inscrites en Colombie en 2010, arrivaient de zones où ces deux activités économiques ont progressé de façon notoire ». Jorge Rojas, directeur du Conseil pour les droits humains et le déplacement (CODHES).
Jorge Eliecer de los Rios, enseignant, militant écologiste et membre du syndicat Ser, a été assassiné le 8 juin 2011 à Pereira, dans le département de Risaralda. Une personne en moto a tiré sur lui a plusieurs reprises alors qu'il se trouvait au campus de son école. Membre principal de l'ONG Meedrua, Jorge a dirigé une campagne visant à dénoncer les dommages qu'a entraînés l'exploitation de mines à ciel ouvert dans les régions de Quinchia, Mistrato et Pueblo Rico, par la société minière canadienne Quedada